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Retrouvailles en famille
30 octobre2014

Amis Français,

Avec quelques mois de retard, nous revoilà ! Les vacances à Bali ont été géniales. D’abord parce qu’on a pu visiter une bonne partie de l’île, mais aussi et surtout car ça a été l’occasion de récupérer un bout de France et pas des moindres : les parents de Blandine. La sensation de retrouver quelqu’un de proche après 8 mois à l’autre bout du monde est un mélange de bonheur et de réconfort. L’émotion des retrouvailles a vite laissé place à la découverte de l’île. Si on avait pu découvrir les balinais via notre expérience humanitaire, on n’avait en revanche pas vraiment pris le temps de visiter les coins touristiques. Beaux hôtels et piscines privées… Elle est déjà loin de la vie de backpackers !

Sur le trajet pour aller visiter un temple, on a été interpelés par du bruit et une foule impressionnante. Curieux, on s’est arrêtés pour voir. On est tombés en pleine cérémonie religieuse. Faute de moyens, toutes les familles réunissent leurs économies pour célébrer la crémation de leurs proches décédés récemment. Une cérémonie comme ça, ça n’arrive qu’une fois tous les 5 ans. Alors autant vous dire qu’on y est restés toute la matinée. Chants, cris, rires, défilé de chars : on peut sentir une vraie énergie positive. On y a aussi croisé le chien le plus vilain de tous les temps.

Ça a beau être la troisième fois qu’on va à Bali, les paysages sont toujours aussi prenants. Des temples majestueux aux rizières sans fin en passant par les volcans inquiétants, on est dépaysés et on aime ça ! On a aussi testé pour vous :

La monkey forest d’Ubud, parce qu’on ne se lasse pas de ces petites bêtes farceuses. On nous avait dit que les singes y étaient plus agressifs qu’à celle de Sangi mais on n’a pas spécialement trouvé. En revanche, le parcours est plus grand et le décor plus travaillé. Evidemment, comptez aussi beaucoup plus de touristes.
Un spectacle de danse traditionnelle. C’est spécial ! Mais ça vaut le détour. La danse est atypique mais la musique jouée par l’orchestre l’est encore plus. Par contre n’essayez pas d’en comprendre l’histoire, vous n’y arriveriez pas !
Le combat de coq… Définitivement pas pour les âmes sensibles ! La foule qui crie pour prendre les paris pendant que les coqs s’affrontent est une expérience assez incroyable. Apparemment plusieurs mois de salaire peuvent être en jeu, alors mieux vaut ne pas se tromper.
Siroter la coconut sur la plage. Le cliché ! C’est cool, mais c’est loin d’être aussi bon et rafraichissant que ça en a l’air.
Vous vous rappelez des îles Gilis ? Ces îles paradisiaques qu’on a dû quitter moins de 24h après y être arrivés à cause d’un chiot qui avait mordu Alex… Et bien on y est retournés en famille ! Et vaccinés cette fois. On a fait les trois îles. Un conseil : allez sur Gili Meno. C’est le paradis sur Terre. Il n’y a pas trop de monde, on y trouve les plus belles plages de sable blanc et les spots de snorkeling sont magnifiques. C’est d’ailleurs à ce jour le plus beau qu’on ait visité. Loin devant la grande barrière de corail australienne. Pour quelques euros, on a pu embarquer pour 3h sur la petite barque d’un local qui nous a fait nager avec des dizaines de tortues géantes, toucher l’épave d’un bateau et voir des coraux bleu turquoise. Un souvenir qu’on gardera pour toujours.

Ces deux semaines passées en famille ont été parfaites. C’est vrai qu’on a visité des endroits magiques, mais on a surtout pu se ressourcer en famille. Et si loin de chez nous, ça fait vraiment du bien. Alors pour tout ça, merci maman, merci papa. Il est maintenant temps pour nous de retourner sur les terres australes. Prochaine destination : Darwin, la ville la plus tropicale d’Australie !

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Famille d’accueil
26 juillet2014

Après quelques semaines passées dans la tente, le temps était au changement ! On a plié bagages direction chez Robert et Lisa. Souvenez-vous, la boss d’Alex qui nous avait proposé de nous héberger. On habite donc dans leur maison imprégnée de l’outback style, et on se sent comme chez nous. Bye Bye la vie de backpackers au camping, on vit maintenant comme de vrais cow-boys australiens.

Les nouvelles expériences dans le bush ne manquent pas. Alexandre a eu la lourde responsabilité de regrouper une cinquantaine de vaches puis de les trier. Pendant ce temps là, j’ai eu ma première leçon de conduite dans une sorte de quad en plein désert. On est également monté à cheval en véritable tenue de horse rider. Et on s’apprête en ce moment même à partir assister à une démonstration de dressage.

Lisa et Rob prennent vraiment soin de nous, c’est peu de le dire. C’est bien la première fois en Australie que l’on rencontre des personnes aussi accueillantes. Ils s’assurent toujours qu’on ne manque de rien. Ca change des propriétaires désagréables et asociales du camping où on logeait… Si la vie au camping ne restera pas un mauvais souvenir pour nous, c’est surtout grâce à Dan, le parfait homme-à-tout-faire qui nous a fait passer des soirées mémorables. Grâce aussi à Kathie, la cuisinière maladroite qui a été une bonne alliée dans cette lutte des taxes ! Et enfin grâce à la bonne humeur des deux comédiennes à succès.

Notre départ de Winton est proche et ça risque d’être difficile de quitter notre famille d’accueil et les personnes qu’on a rencontrés ici. Quand l’heure sera venue, nous devrons conduire une bonne quinzaine d’heures direction Brisbane, où nous ferons nos adieux à notre maison sur roues. Notre prochaine étape du voyage : retour à Bali ! Et oui, après 7 mois de séparation, c’est là-bas que je retrouverai mes parents, mais aussi les orphelins qui nous manquent tellement…

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Les aventures de Winton
8 juillet2014

Voilà plus d’un mois qu’on a atterri à Winton, petite bourgade du désert australien. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est dépaysant. D’abord, le climat est très rude : alors qu’en journée on atteint les 30°C, la nuit, il ne fait pas plus de 4°C. Pas tous les jours facile quand on vit dans une tente… Niveau population, ça change des tonnes de backpackers qu’on a pu croiser pendant notre road trip. Ici c’est plus ambiance cowboy (si tu n’as pas de chapeau tu es has-been), et très calme (on compte certainement plus de perroquets que d’habitants). Il faut aussi apprendre à se passer des centres commerciaux et autres attractions de la civilisation et se contenter de l’essentiel.

On a donc emménagé dans le Matilda Country Tourist Park, the camping branché de la ville. Commençons par les gérants : Mick et Tammy, un couple de vieux cowboys, ma foi fort peu aimables et assez malhonnêtes. L’accueil n’a pas été très chaleureux et on peine encore à les cerner, mais nous y reviendrons. Le caravan park en lui-même est assez grand et, d’apparence en tout cas, correctement entretenu. On y trouve douches, toilettes, machines à laver, et le cœur du camping : le shed. Le shed c’est une espèce de maison en tôle qui, tous les soirs à 18h00, se transforme en buffet-resto. Puis, à 19h00, 2 bonne-femmes (Mel & Suzy) entrent en scène et font un show d’une heure et demi. On pourrait croire que c’est terriblement nul, mais que nenni ! Elles sont vraiment drôles. Ensuite, les jours de matchs (rugby league), on boit des bières entre campeurs en tongs-chaussettes et on se fait des nouveaux copains.

Bref, voilà grossièrement notre nouveau chez nous ! Le bon côté des choses, c’est que vu que Blandine y travaille, on est tous les deux logés gratuitement et on a accès au buffet le soir. Niveau économique, c’est le rêve de tous backpackers. Niveau culinaire, on mange enfin de la viande !!! Niveau confort, c’est mitigé. Mitigé car on a enfin un endroit fixe où dormir et accès aux douches chaudes, mais vivre avec ces températures dans une voiture, c’est pas le top. Heureusement, une tente nous a été prêtée par les comédiennes. On s’y est installés : étagères faites maison, frigo, chauffage, table et chaises… Tout confort à prix malin. On s’y sent franchement bien. Et puis les couchers de soleil, le bruit des perroquets et les nuits étoilées au milieu du désert, c’est une expérience assez incroyable.

Malheureusement nos relations avec les gérants se sont légèrement dégradées. Pourtant, quand on est arrivés au camping, on a tout de suite voulu sympathiser avec eux. Effectivement, pour 2 mois de cohabitation, mieux vaut être bons copains. On s’est rendus très serviables, à l’image de Blandine qui a aidé Tammy à remporter un concours photos. Grands sourires et bonne ambiance au rendez-vous. Ils nous avaient même prêté une caravane pour qu’on s’y installe. Mais voilà, au bout de 2 semaines tout s’est dégradé : ils nous ont retiré la caravane sous prétexte qu’ils voulaient y mettre des clients. Ils ont soudainement voulu déclarer Blandine qui est passée de $20 à $16 de l’heure. Et il fallait réclamer 20 fois sa paye avant de la recevoir. Bref, on vous épargne les autres changements d’humeur et promesses non tenues… Ces événements ont bien sûr terni nos relations, qui peuvent aujourd’hui se résumer à « moins on se voit et mieux on se porte ». Ceci et le froid qui s’accentue nous font sérieusement songer à quitter le camping et trouver un autre job pour Blandine.

Si Blandine n’est, encore une fois, pas très chanceuse, pour ma part tout va à merveille dans mon petit shop branché. La superficie du magasin ressemble à celle d’une superette et pourtant c’est un des plus grands de la ville. Toute l’équipe est super sympa, à commencer par ma boss avec qui je m’entends très bien. Au point même qu’elle nous a proposé d’emménager chez elle, dans la chambre d’amis. Ce job me permet dans un premier temps de renflouer les caisses mais aussi de pratiquer mon « english ». En discutant de tout et de rien avec mes collègues et clients, j’ai l’impression d’avoir nettement amélioré mon niveau et d’avoir développé mon vocabulaire. C’est d’ailleurs, pour nous, une des raisons principales de ce voyage.

Au moment où on vous écrit cet article on revient du musée « Age of Dinosaurs » qui fait la célébrité de cette petite ville et on assiste, encore une fois, à un magnifique coucher de soleil sur la terre sèche du désert. Tout ça sous les cris de centaines de perroquets. Et on se dit que finalement, malgré tous les petits aléas de la vie, on est quand même bien là où on est.

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Cette douce expérience dans le fruit picking aura au moins eu un point positif : on sait qu’on n’en fera plus jamais ! Du coup, à Townsville, on s’est mis à la recherche d’un job plus clément : serveur, vendeur, cleaner, femme de chambre… on n’était pas difficile ! Et bien là encore : terminé l’Australian Dream !

Pendant 2 semaines on a :

Déposé des CV dans à peu près tous les commerces
Déposé des annonces sur Internet
Répondu à des centaines d’annonces sur Gumtree (leboncoin local)
Sans succès.

Ah si, Alex a passé un entretien (all in English) pour un job peut être plus ingrat que le fruit picking. Il s’agissait de faire du porte à porte pour vendre des pins pour une association (un peu comme les gars qui t’interpellent dans la rue à Montparnasse). Et pour couronner le tout, le salaire correspond à 20% de ce que tu arrives à vendre dans la journée. Le type avec qui j’ai fait la formation a vendu pour $10 dans la matinée, soit un colossal butin de $2 en 4 heures ! Belle perf, mais non merci.

Psychologiquement, on vous avouera que ça n’a pas tous les jours été facile. 3 semaines de recherches intensives, à envoyer des centaines de mails sans réponses, à dormir sur des aires à côté des camions qui font un boucan infernal… Il y a des petits coups de mou. Surtout que notre fond de roulement devenait critique.

Puis un jour, Blandine reçoit un mail. Un certain Mick, gérant d’un camping, qui cherche un « cleaner ». Petit inconvénient, c’est à Winton, à plus de 7h de route de Townsville. Et puis Alex n’a pas l’assurance d’y trouver un job… On y va ? On n’y va pas ? Allez, on se lance ! Winton est une petite ville de 900 habitants perdue dans l’outback (le désert) australien. Il faut compter plus de 2h de route pour rejoindre la ville la plus proche (n’hésitez pas à jeter un œil sur Google Maps pour bien rigoler). Si fière d’être une des villes qui compte le plus de fossiles de dinosaures, que même les poubelles de la ville sont en forme de pattes de tyrannosaure.

Une fois sur place, Tammy et Mick, les propriétaires, nous reçoivent un peu froidement, mais le deal tient toujours. Blandine commencera le lendemain matin. Quant à moi, je pars à la chasse au job. Au moins, ce qui est pratique, c’est qu’en une journée tu es sûr d’avoir déposé ton CV dans tous les commerces de la ville. Et bien on se moque, mais au bout d’1h30 de recherche, une bonne femme me répond « Ok, vous voulez commencer aujourd’hui, à 14h ? ». J’ai presque cru à une blague tellement ça semblait facile !

DONC CA Y EST !!!! On peine encore à le croire mais on a tous les 2 trouvé un job ! Blandine clean le camping et Alex est vendeur dans une superette de la ville. La leçon à tirer de ces galères (pour ceux qui aimeraient partir en Australie), et pourtant assez paradoxale, c’est : pour trouver un job, fuyez les grandes villes ! On imagine, assez légitimement d’ailleurs, qu’on aura plus de facilité à trouver un boulot sur la côte car c’est là que se trouvent les grandes villes, donc plus de commerces, donc plus d’offres d’emploi. Sauf qu’on oublie de prendre en considération les centaines de milliers de backpackers qui fréquentent ces mêmes villes dans le même but. Quand on fuit la côte, on laisse tomber la civilisation et les plages, mais au moins on accroît ses chances. Bien que l’offre soit moins importante, la demande (le nombre de backpackers) est proche de 0 et donc, il y aura très certainement 1 ou 2 commerces qui auront besoin de vous. On aurait voulu s’en apercevoir plus tôt mais que voulez-vous, on apprend encore de nos erreurs !

Les premiers jours se passent bien. Quoiqu’il en soit, on est définitivement bien mieux ici, au milieu du désert australien, qu’à la bibliothèque de Townsville ! Et puis, même si tout semble très calme dans cette petite ville, vous allez voir qu’on n’est pas au bout de nos surprises !

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Le fruit picking
9 juin2014

Amis Français,

Ça fait une éternité que nous n’avons pas publié d’article sur ce blog mais on n’a pas chômé pour autant. Une fois la partie « vacances » finie, les caisses étaient bien basses et il a fallu qu’on se mette à la recherche d’un job. Bon, on nous avait prévenu avant de partir que le rêve Australien était fini mais on ne s’attendait franchement pas à ce que ce soit si compliqué…

On aurait pu tenter de rester à Sydney et y trouver un job, mais cette ville est un gouffre financier et le temps de trouver un appart et un travail, on aurait déjà dû plier bagages. Pour un backpacker, trouver un job dans sa branche est très compliqué. En tout cas dans notre cas. Le visa est précaire et les employeurs le savent bien. Surtout que nous avons l’intention de continuer à voyager ce qui rend les choses encore plus difficiles.

Bref, on a voulu se lancer dans l’aventure « fruit picking ». Quel traquenard… Un conseil : hottez vous cette idée du crâne. On a parcouru plus de 2000 bornes à travers la côte Est à la recherche d’un job ingrat. Surprenant non ? Pourtant le fruit picking présente 4 avantages :

Il n’y a ni besoin de bien parler l’anglais, ni d’être très compétent pour ramasser des fruits.
C’est généralement bien payé (de $15 à $20 de l’heure).
On rencontre d’autres backpackers du monde entier et l’ambiance est souvent géniale.
Enfin, et surtout, 3 mois de fruit picking peuvent vous permettre de renouveler votre visa pour 1 année supplémentaire.
Bref, assez de raisons pour nous donner envie de tenter l’expérience. Mauvaise idée…

La côte Est est bourrée de backpackers. Mais à un point que ça en devient inquiétant. Tous sont à la recherche d’un job, et 80% d’entre eux dans le fruit picking. Alors qu’avant les fermiers ouvraient grand leurs portes pour que des voyageurs viennent leur donner un coup de main, maintenant il existe des listes d’attente interminables pour pouvoir faire cet horrible boulot. On a rencontré pas mal de monde au cours de nos recherches (essentiellement des français) et certains d’entre eux attendaient depuis plus d’un mois qu’un job se libère. Hors de question de poiroter des semaines dans l’espoir incertain qu’un fermier ait enfin besoin de quelqu’un. Alors on a remonté la côte (2 semaines), en tapant aux portes des fermes (environ 200), en espérant que l’une d’entre elles nous dise « oui, on commence demain ! ». A part se retrouver nez à nez avec des chiens de garde pas très accueillants, on n’a rien trouvé.

Jusqu’au moment où, enfin, on tape à la bonne porte. La ferme se situe à Clare, et il s’agit de « zucchini picking », un « zucchini » étant en fait une courgette. Le deal a l’air honnête : on est logés dans une maison avec d’autres backpackers contre 1h30 de travail offert par jour et le reste du temps on est payés $20/heure. Et puis de toute façon on n’a plus vraiment le choix… Ok on signe ! Encore une fois, mauvaise idée !

Devinez combien de jours on a tenu ? 2 !!! Et encore on a travaillé au total que 4 heures. Le ramassage de courgettes est terrible et proche de l’esclavage. Chaque backpacker a son allée de plants de courgettes et au milieu de tout ça, un tracteur avance à une vitesse d’environ 3km/h. J’admets que quand on visualise la scène, on croirait que c’est facile et lent. Que nenni ! Car oui, j’ai oublié de préciser que la courgette aime se cacher entre les feuilles, la courgette a une toute petite racine (là ou il faut couper) et surtout, la courgette pousse à 5 cm du sol… Maintenant imaginez-vous le dos courbé, 7 heures par jour, avec un gars sur son tracteur qui vous donne des ordres, les doigts de pieds écarquillés et son iPod à la main. Hé oui, en plus de tout ça on doit aussi subir sa terrible dubstep allemande…

Premier jour de boulot (2 heures seulement) et Blandine sent une insensibilité dans la cuisse gauche… Bon, on vous avouera qu’on a cru à une piqûre d’araignée. Le lendemain (2 heures à nouveau) et Blandine n’arrive quasiment plus à marcher. JACKPOT ! Blandine vient de se faire une sciatique ! On rend les armes. Résultat : $20 de gagnés (hé oui car rappelez-vous qu’on travaille 1h30/j bénévolement) et près de $500 perdus dans des consultations et radiographies. Vive le fruit picking !

Rassurez-vous, Blandine va bien ! Après quelques jours de repos bien mérités, son dos s’est remis de toutes ces souffrances. Et bien, nous revoilà au point de départ ! Pas de boulot et très peu d’argent sur le compte. Townsville est la grande ville la plus proche, alors on part y tenter notre chance…

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Amis Français,

On y est !!! On l’a fait ! 3 mois de road trip et de découvertes incroyables, et voilà qu’aujourd’hui on atteint notre destination finale : Sydney. Notre chemin n’a pas été sans embuches et pourtant, on ne garde que des bons souvenirs de ces voyages. Mais c’est aussi ici qu’on doit se séparer de notre imprévisible et capricieuse roulotte (snif). Heureusement, Sydney n’est pas réputée pour être une ville qui manque de surprises ! Ça tombe bien, on avait prévu d’y rester pour quelques jours.

Commençons par les points négatifs : alors il ne faut pas croire que Sydney est si « cool » que ça. Sydney c’est plutôt « marche ou crève », un peu dans tous les sens du terme. Déjà dans le centre-ville, si tu ne suis pas le courant est-australien dans les rues, tu te fais piétiner (un peu comme devant les Galeries Lafayette). Ensuite les commerçants ne sont pas spécialement polis, ni très avenants ; à l’image des madames du point info qui, en une fraction de seconde, te tuent tout espoir de vivre un jour ici. Et pour finir, la vie est extrêmement chère (compter 1.5x les prix de Paris). Ça, c’était le petit coup de gueule.

Mais Sydney c’est aussi une des plus belles villes, voire la plus belle, qu’on ait vue au cours de notre road trip. On compte de nombreux quartiers aux ambiances très différentes et tout le monde peut y trouver son compte. Je ne vous raconte pas la beauté du quartier The Rocks, entre l’Opera House et Harbour Bridge… C’est juste majestueux. Le quartier des affaires (CBD) est ultraspeed et animé. On trouve un nombre incalculable de boutiques (souvent très chics). Il y a d’agréables espaces verts (Botanic Gardens, Chinese Garden, Hyde Park) et on dirait qu’il fait toujours beau. Mention spéciale pour le quartier de Darling Harbour, juste parfait. Ce petit port, c’est l’endroit où toutes les animations de la ville se passent ! Par exemple, tous les samedis, la mairie organise un feu d’artifice sur l’eau. Magnifique…

Sydney est une très belle ville, où on aimerait bien s’installer. Mais, pour plusieurs raisons, on en a décidé autrement. On retourne sur les routes australiennes dans l’espoir de trouver le boulot recherché par tout bon backpacker : le « fruit picking » !

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Blue Mountains
24 avril2014

Les Blue Mountains tiennent leur nom de la brume bleutée qui flotte au-dessus de ses vallées profondes. Elle provient de l’évaporation de l’huile des eucalyptus que l’on trouve en nombre dans le parc national. Si à première vue ce n’est pas flagrant, c’est en portant son regard vers l’horizon qu’on arrive effectivement à la distinguer.

Les Blue Mountains sont tout simplement splendides. C’est très certainement le plus bel endroit qu’on ait visité en Australie. Elles sont à la fois belles et inquiétantes. Quand on les contemple, on reste sans voix. Les seuls bruits perceptibles sont les cris d’oiseaux qui résonnent au milieu des immenses montagnes. Mais elles semblent totalement impénétrables : la végétation dense, les parois abruptes et les impressionnantes cascades ont déjà dissuadé plus d’un randonneur.

Katoomba est la ville qui offre certainement le plus populaire des « lookouts » : Echo Point. D’ici, on a une vue directe sur les « Three Sisters ». La légende raconte que 3 soeurs d’une même tribu aborigène, tombées éperdument amoureuses de 3 p’tits gars d’une tribu voisine, n’auraient pu se marier avec. Les 3 hommes, fort mécontents, auraient alors utilisé la force pour capturer leurs dulcinées. Un ancien du village aurait transformées en pierre les 3 soeurs pour les protéger. Sauf que, manque de chance, ce dernier a été tué lors de la bataille, les laissant ainsi pour l’éternité. Une marche permet de rejoindre l’une d’entre elles. D’autres randos très bien aménagées permettent de se balader à plus de 1000m d’altitude ou de traverser de magnifiques cascades. On vous recommande d’aller faire un tour au Valley View Lookout ! Probablement le plus beau qu’on ait fait et on s’y sent seuls au monde.

On aurait voulu passer plus de temps dans cet endroit qui mériterait au moins deux jours de découverte, mais on est contraints de dire adieu à notre petit van (YOUPIII) ! Et c’est à Sydney, point de chute de notre périple, que ça se passe.

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Nous voilà à Byron Bay ! On attendait beaucoup de cet endroit, de « ses plages idylliques, ses collines verdoyantes et son climat subtropical ». Que nenni… On a bien déchanté à l’arrivée. Surtout après la belle prune de 50 dollars qui nous attendait sur le pare brise, l’accueil n’était pas très chaleureux.

En ce qui concerne le temps, une fois de plus, on n’a pas vraiment eu le climat subtropical qu’il aurait fallu pour visiter les célèbres plages de Byron Bay. On a plutôt admiré les paysages sous une pluie fine et à travers la brume. La ville n’est pas grande et bien aménagée avec des espaces publics où chacun est libre d’emprunter du matériel de jonglage gratuitement. Les gens paraissent très (vraiment très) détendus et beaucoup ont un style hippie qui va bien avec l’ambiance de la ville. Malheureusement, cette communauté est minoritaire face à une autre population de vacanciers australiens arrogants et superficiels.

Le bon souvenir qui nous restera de cet endroit, c’est la visite du phare perché à une bonne hauteur au dessus de la ville. De ce point de vue, on avait un panorama imprenable sur l’immense plage et surtout sur une grande colonie de dauphins.

La fin du road Trip touche presque à sa fin. Plus de temps à perdre, on vise Blue Mountains, en espérant en avoir une meilleure impression !

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Quand on pense à l’Australie, on pense souvent aux surfeurs. Et ici, quand on pense au surf, on pense à la Gold Coast. Cette partie de la côte Est-Australienne, qui s’étend sur près de 50km, est un alignement ininterrompu de plages réputées pour être parmi les meilleures du monde pour le surf.

Le noyau incontesté de la Gold Coast est assurément Surfers Paradise. Cette ville porte bien son nom… Par contre, il ne faut pas s’attendre à la petite station balnéaire avec son joli port de pêche. Non, non, non, bien au contraire ! A quelques mètres de la plage, on trouve une rangée de gratte-ciel. Le panorama est impressionnant. Certains aiment, d’autres détestent. Personnellement, on a particulièrement apprécié cet endroit qui a tout d’une grande ville (commerces, bars, restos, …), avec en plus une superbe plage. On imagine bien les travailleurs sortir du boulot pour une petite session de surf ! Quel panard !

Et bien justement, pourquoi pas nous ? Hé ouiii, j’ai pris ma première leçon de surf à Surfers Paradise ! Classe, non ? Il était temps après tout ! Et bien finalement ce n’est pas si dur que ça. Tout est une question de timing et d’équilibre. On comprend vite pourquoi certains en font une religion : la sensation de glisser sur la vague est vraiment géniale.

La Gold Coast est aussi très connue pour ses parcs d’attraction démesurés (qu’on a évité) et Springbrook National Park. Ce dernier, à seulement 30 min en voiture de Surfers Paradise, a été façonné par un immense volcan vieux de plus de 20 millions d’années. Au programme, de merveilleux points de vue (dont un d’où on peut apercevoir les tours de la Gold Coast), des cascades, et Natural Bride, une grotte creusée par une chute d’eau dans laquelle loge une famille de vers luisants. Malheureusement pour nous, de jour, ils n’étaient pas visibles…

Ces quelques jours passés dans la Gold Coast nous auront permis de voir autre chose que les belles plages australiennes. Effectivement, la côté Est grouille également de splendides parcs nationaux. Mais pour la suite, c’est à nouveau une ville côtière qui nous attend : la très (trop) décontractée Byron Bay.

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A notre arrivée à Brisbane, on ne s’attendait pas à avoir un coup de cœur. La ville est divisée en 2 « parties » délimitées par la Brisbane River. D’un côté, un quartier d’affaires aux immeubles vertigineux et un pas pressé. De l’autre, des espaces verts bien aménagés et une ambiance zen. Et pour compléter le tout, c’est une ville artistique qui affiche un grand intérêt pour le design et l’art contemporain.

Comme le temps n’était pas vraiment de la partie (pour une fois ça tombait bien), on en a profité pour voir les expos du moment. Puis on a sillonné les coins tranquilles : traversée du City Botanic Garden puis South Bank Parklands en s’enfonçant dans des « tubes » de végétation bordés de pelouses. La promenade débouche sur une plage artificielle avec une vue imprenable sur le quartier des affaires.

Bien que Brisbane soit une destination très méconnue d’Australie, elle n’en demeure pas moins une ville très développée, à l’image de ses universités à la pointe de la technologie. Ici le métro est has-been, on circule en bateau-bus. On a ainsi visité la ville gratuitement en profitant du transport en commun (peu commun pour des parisiens !). Mais le spectacle se passe la nuit tombée quand les tours du quartier d’affaires s’éclairent et qu’on peut apercevoir le reflet de Brisbane dans sa rivière.

Après ces quelques jours à Brisbane, on part à la découverte de la Gold Coast, l’endroit le plus prisé d’Australie par les surfeurs.

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Australia Zoo
11 avril2014

Amis Français,

Toutes nos mésaventures avec le van nous ont fait perdre beaucoup de temps. On a donc du faire des choix. Et comme choisir c’est renoncer, on a tiré un trait sur des petites perles comme Fraser Island, la plus grande île de sable au monde. En revanche, on est quand même allés jeter un coup d’œil à Rainbow Beach, la porte d’entrée pour aller sur l’ile. Son nom fait référence aux couleurs de roche des falaises qui bordent la plage. Pourtant on n’a pas vraiment trouvé le rapport avec l’arc-en-ciel ! Ce qui nous a par contre bluffé sur cette plage, c’est sa dune de sable de 120m de haut.

Le lendemain c’est une toute autre attraction qui nous attendait. Nous voilà à l’Australia Zoo, une réserve d’animaux exotiques. On a enfin vu un Casoar, cette autruche préhistorique qui, il me semble, ne vit qu’en Australie. C’est un étrange oiseau de la taille d’un adulte, doté d’une corne et au plumage très coloré. On a aussi assisté à un beau spectacle mettant en scène différents animaux. On a été par contre indignés de voir la queue de gens qui payaient pour se faire prendre en photo avec un pauvre koala aveuglé par les flashs. Le zoo a une allure de Disneyland, on ne pose pas avec Mickey mais avec le serpent autour du coup ou la main dans la gueule du bébé croco.

On en gardera quand même un bon souvenir notamment grâce aux kangourous. C’était bien la première fois qu’on en voyait autrement que des carcasses sur le bord de la route ! Ils sont bien plus petits qu’on ne les imaginait et tapent une sacré pose quand ils s’allongent. Ils nous ont bien fait rire.

Bien heureux d’avoir pu aller à la rencontre de toute cette faune introuvable en France, on se dirige maintenant vers la 3ème plus grande ville d’Australie : Brisbane !

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Great Keppel Island
7 avril2014

Et bien je crois que nos prières ont été entendues ! Le temps s’est nettement amélioré ici et on commence à vraiment profiter de notre voyage. Nos « mésaventures » nous ont permis de revisiter Rockhampton et sa Capricorn Coast. Autant vous dire que ça n’a rien à voir lorsque le temps est de notre côté.

Rockhampton, c’est the ville du bœuf, producteur numéro 1 de tout le pays. Ils en sont si fiers qu’ils ont décidé de mitrailler la ville de statues (horribles) de vaches. Mais la ville propose des attractions gratuites qui valent vraiment le coup. Nous, on a opté pour le jardin botanique qui contient aussi une sorte de petit zoo, ma foi fort sympathique. On y a vu nos premiers Koalas, emblème du pays. Pour l’anecdote, savez-vous pourquoi les Koalas ont un regard totalement vide ? Et bien parce que leur cerveau, pas plus gros qu’une noix, ne remplirait pas leur boîte crânienne et flotterait au milieu du liquide crânien. Et puis ces pauvres bêtes se nourrissent de feuilles d’eucalyptus qui sont tellement toxiques, qu’en digérer les toxines leur bouffe toute leur énergie. Du coup, ils passent énormément de temps à dormir pour se ressourcer. Au-delà de ça, ils sont sacrément rigolos.

On était si heureux de retrouver le beau temps qu’on a décidé de visiter une petite île paradisiaque : Great Keppel Island. L’île est facilement accessible depuis Yeppoon, une station balnéaire tout près de Rockhampton. Magnifique, vierge et beaucoup moins touristique que les autres îles alentour. Personne sur des kilomètres de plages immaculées et des spots de snorkeling qui n’ont rien à envier à la Grande Barrière de Corail. On y a vu des coraux, des raies et même des tortues ! En revanche les « walks » sont très difficiles. Mieux vaut être dans de (très) bonnes conditions physiques…

Bon Plan : Pour ce séjour sur Great Keppel Island, on a trouvé un bon plan comme on en trouve peu, surtout en Australie ! Un package qui contient la traversée en ferry aller-retour + 2 nuits à l’hôtel pour la modique somme de $99 par personne. Elle est proposée par l’hôtel Great Keppel Island Hideaway, qui au passage est nickel. On recommande !

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Nos mésavantures
31 mars2014

Jusqu’à maintenant on avait tracé un road trip parfait. En Nouvelle-Zélande, très bizarrement, on a eu un temps agréable du début a la fin. Il est vrai qu’on a connu quelques galères (panne de batterie, enlisement) mais on a toujours réussi à s’en sortir rapidement. On a tenu notre parcours et vu les choses magnifiques qu’on avait prévues. A Bali, l’expérience humanitaire nous a beaucoup appris et on en garde un merveilleux souvenir. On a aussi pu découvrir le pays sous le soleil.

Par contre, depuis qu’on a mis le pied en Australie, on a l’impression d’être maudits. Les 5 premiers jours ont été formidables et le voyage s’annonçait tout aussi bon. Mais depuis, tout va de travers.

La saison des cyclones
D’accord, c’est vrai qu’on aurait du s’en douter… Mais à ce point-là !!! Le temps est catastrophique. De Cairns à Sydney, il pleut des cordes sur toute la côte Est de l’Australie. Et ce n’est pas près de s’arranger. Pourtant, à Paris, on en a connu des pluies torrentielles. Mais là c’est le déluge ! Où qu’on aille, il pleut. Dans le van c’est sale, ça sent mauvais l’humidité et niveau hygiène, on n’est pas au top.

Changement d’itinéraire
On a vu passer les plus belles îles d’Australie : Whitsunday, Fraser, et d’autres coins qui n’avaient plus rien de paradisiaque sous la pluie battante. Inutile de préciser qu’il est hors de question de les visiter dans ces conditions. Déçus mais non défaitistes, on a décidé de changer tous nos plans (et pourtant c’était des mois de préparation) pour nous fixer un nouvel itinéraire plus clément. Nouvel objectif : l’Ayers Rock, le gros rocher mythique qui se trouve en plein milieu du désert Australien.

Problèmes techniques
On change immédiatement de cap et on roule roule roule vers l’Est dans l’espoir de voir à nouveau la couleur du ciel. Après 8h de route, le miracle se produit : le soleil refait surface. On est bientôt sur le point de s’enfoncer dans le désert et on sent d’ailleurs la chaleur monter. D’un coup, une odeur de brûlé. « Ca vient sûrement de dehors ». Puis de la fumée partout dans le van. « Bon on s’arrête… ». Nous voilà au beau milieu de nulle part, sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute. On met les warnings, appelle la dépanneuse, lance un Malcolm (ça c’est pour relativiser) et attendons… longtemps… Mais voilà maintenant que les warnings ne fonctionnent plus (plus de batterie). Heureusement, ils ont fini par nous retrouver !

Nouvel élan
En fait c’était la clim qui a brûlé. Bien évidemment, impossible de s’enfoncer dans le désert sans clim. Nouvelle réunion au sommet. On décide de retourner sur la côte Est. Marche arrière de plusieurs heures et retour au point de départ. Rockhampton, voici où nous nous trouvons actuellement.

Un road trip c’est génial, mais il y a aussi des moments difficiles. On a perdu de précieux jours de découverte du pays, mais on n’a pas encore baissé les bras. Il nous reste plus de 2 semaines et vous savez quoi ? Le temps est en train de se dégager. Croisons les doigts !

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Magnetic Island
30 mars2014

Après être remontés aussi haut pour découvrir Cape Tribulation, on a repris la route vers le Sud pour atteindre une autre grande ville de la côte : Townsville. C’est une ville agréable qui nous a rappelé Cairns avec son esplanade, ses piscines en bord de mer et ses blocs de maisons (presque trop) bien organisés.

En revanche, Townsville a une chose que Cairns n’a pas : Castle Hill. C’est une impressionnante colline de granit rouge au milieu de la ville. On est allés jusqu’au sommet pour profiter de la vue imprenable sur Magnetic Island, une île au large. Elle se trouve à seulement 30 min en ferry et on s’y est rendus dès le lendemain matin. On y trouve des plages tranquilles et isolées, des oiseaux exotiques, des arbres étranges dont les branches tombent jusqu’aux racines (ou l’inverse), et des koalas.

En nous promenant sur l’île, on a fait une étrange rencontre. On s’est retrouvés nez à nez avec des dizaines de wallabys, une sorte de kangourou nain. On n’a pas hésité à sacrifier un peu de notre déjeuner pour pouvoir les approcher. Un moment improbable ! Après les wallabys, on a voulu voir les fameux koalas. On s’est donnés toutes les chances en empruntant la longue randonnée dans les sentiers des Forts, mais on n’en a pas vu un seul. Malgré ça, la marche (épuisante) nous a mené vers un point de vue incroyable à 360°. Un beau lot de consolation.

Bien que le temps ne soit pas terrible, on continue notre périple vers le Sud. Prochain point d’arrêt : les paradisiaques Whitsunday Islands.

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Ca y est nous avons récupéré notre van, le road Trip Australien peut commencer… Et notre première destination (et pas des moindres) est Cape Tribulation, la pointe la plus au nord que nous atteindrons pendant le périple. Pas facile d’y accéder. On a du prendre un petit ferry puis traverser la « jungle » de la Daintree Forest pour enfin arriver à une plage magnifique de sable fin. Le seul inconvénient c’est qu’il est interdit de s’approcher du bord de mer en raison des attaques de crocodiles ! A la vue du grand panneau, on n’a pas trop tenté la baignade au milieu des alligators. Notre balade sur la plage s’est transformée en véritable aventure, parfois un peu paniqués à la vue d’un morceau de bois douteux ou d’un bruit suspect.

On a ensuite passé la nuit dans un camping désertique, en ayant pour seul voisin une sorte de grand iguane à l’allure préhistorique. Au petit matin on a eu la bonne idée d’aller faire une marche dans la forêt humide de Daintree National Park où l’on peut y voir des animaux exotiques. Ca n’a pas manqué ! A peine 5 minutes de marche et on tombe nez à nez avec une gigantesque araignée qui avait tissé sa toile en plein milieu du passage. De la taille d’une main, on peut apercevoir des tâches jaunes à chacune de ses articulations… Terrifiante ! On a continué notre chemin au milieu de plantes incroyables et surpris par tous ces cris d’animaux. Notamment les chauves-souris géantes qui sont l’attraction de la région. On voulait visiter la Bat House mais elle était momentanément fermée. On a donc planifié une autre activité du coin : l’observation des crocodiles.

Sur le chemin on s’est arrêtés dans une rivière entourée de végétation très dense. A défaut de pouvoir se baigner dans la mer, Alex n’a pas résisté à un petit plongeon de Tarzan dans les eaux claires de Myall Creek.

Il est maintenant temps de reprendre le ferry et d’aller voir de plus près les crocodiles de la Daintree River. On embarque sur un petit bateau a moteur et on en prend plein la vue ! Des alligators de 5 mètres, un oiseau bleu éclatant, une grenouilles vert fluo, des centaines de petits crabes rouges vifs, des bébés crocodiles de quelques dizaines de centimètres seulement. Un spectacle coloré, émouvant ou effroyable. On a découvert à Cape Tribulation des espèces que l’on ne soupçonnait même pas. On quitte cet endroit pour rouler vers le sud en direction de Atherton Tableland, un plateau en altitude connu pour ses impressionnantes chutes d’eau et ses étendues de forêts humides.

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Amis Français,

Cette expérience humanitaire restera un souvenir marquant de notre voyage. Les aurevoirs n’ont pas été faciles mais que voulez-vous… Le road trip continue ! Prochaine destination : l’Australie. Et sa très réputée East Coast. En général, les « backpackers » partent de Sydney pour remonter jusqu’à Cairns. Nous on fait la même, mais dans l’autre sens.

Notre point de départ est donc la cité balnéaire de Cairns. La ville n’est pas bien grande et se résume grossièrement à une longue esplanade et à une belle et grande piscine sur le front de mer. On y a d’ailleurs piqué une tête. Il faut savoir qu’il n’y a pas de plage à Cairns. Du coup, on s’en satisfait facilement. Et puis la vue est vraiment sympa. Dans les rues, l’ambiance est décontractée et on se sent vite à son aise. Le climat est tropical et donc le temps est changeant. Certains arbres sont devenus de vrais nids à chauves-souris. On n’entend qu’elles la nuit tombée.

Mais Cairns c’est surtout la (une des) porte d’entrée d’une des merveilles de l’Australie voire du monde : la Grande Barrière de Corail. Elle est immense !!! Plus de 2000km de coraux étendus sur la côte du Queensland. On dit qu’elle est même visible depuis l’espace. On a fait une croisière pour la découvrir. Débrief !

Ca commence par un réveil aux aurores pour embarquer sur un grand bateau. Il faut environ 2h pour arriver enfin à la barrière de corail (les bonnes choses se méritent). Le temps est au rendez-vous et pour le coup, on a vraiment eu de la chance. Au programme : 3 arrêts sur différents spots et en tout plus de 5h à nager dans la barrière de corail. On a snorkelé et j’ai (Alex) fait mon baptême de plongée. La sensation de pouvoir respirer sous l’eau est fantastique.

La croisière nous a couté cher mais l’expérience est inoubliable. Ca grouille de vie ! On a vu des énooormes poissons, requins (pacifistes), méduses et coraux multicolores. Pouvoir nager au milieu de tout ça est unique. Pour une fois, on n’avait pas oublié de charger la GoPro et on a pu prendre quelques beaux clichés des fonds marins, juste pour vous !

Le lendemain, on est allés récupérer notre nouvelle maison : le van !!! De l’extérieur il ressemble à l’ancien (mêmes dimensions). Plus rustique à l’intérieur et… c’est un manuel !!! L’idée de changer les vitesses avec le bras gauche me hantait et on y est ! Pas le temps d’hésiter ! Direction le Nord : La Daintree Forest et ses crocodiles…

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A Bali il y a des temples, des singes, des plages, de l’encens, des danseuses et des rizières… C’est sympa !!! Mais c’est un peu répétitif. Et si on veut un endroit vraiment paradisiaque ? Ok, Balangan Beach était pas mal… Mais encore mieux que ça ? Et bien il existe, non loin de Bali, les très cotées Gili Islands. Elles se trouvent à Lombok, l’île juste à l’Est de Bali, et il en existe 3 principales :

Gili Trawangan : la plus grande et de loin la plus touristique et festive. L’île est bordée de petits hôtels, bars, restaurants et discothèques.
Gili Meno : taille intermédiaire et plus relax. Il y a des hôtels, restaurants et commerces mais rien à voir avec Gili Trawangan.
Gili Air : la plus petite et la plus vierge. Les commerces et hôtels installés sur cette île se comptent sur les doigts d’une main.
D’habitude on essaye de fuir les touristes. Mais sur ce coup, on avait peur de se retrouver sur une île dans laquelle le seul restaurant est celui de l’hôtel. Alors on a opté pour Trawangan. Le moyen de transport le plus commun et le plus rapide est le « fast boat ». Il faut compter environ 3h de trajet (1h30 de voiture / 1h30 de bateau).

Mais quand on arrive enfin sur l’île. C’est tout simplement magnifique ! Trawangan n’est pas bien grande : 2h30 pour en faire le tour à pieds. Les véhicules à moteur sont formellement interdits. Les seuls moyens de transports sont les vélos et les calèches. Les plages sont belles. L’eau est cristalline. Le temps est parfait. Et il y a des dizaines de petits restos en bord de mer.

On a passé une journée de chill utlime sur la plage, à louer des masques pour snorkeler dans les eaux turquoises. On y a vu des beaux poissons et des petites épaves (désolé mais plus de batterie sur la GoPro). Puis on est passés sur le côté Ouest de l’île pour profiter du coucher de soleil. Magnifique journée dans un endroit paradisiaque. Le seul bémol c’est que l’île est remplie de touristes Australiens bodybuildés qui boivent et crient toute la journée ; la nuit on entend la musique des bars ; et il y a beaucoup trop de commerces collés les uns aux autres. L’île perd de son charme et globalement manque de calme et de sérénité. Une fois sur place, on a regretté de ne pas avoir opté pour Meno qui a l’air beaucoup plus tranquille.

Mais peu importe puisqu’on peut prendre un « taxi boat » pour voyager d’île en île pour à peine $5… On planifie de s’y rendre le lendemain. C’était sans compter sur Alex qui s’est fait mordre par un chiot en jouant avec à l’orphelinat, la veille… Sachant que la rage est très présente en Indonésie et qu’Alex n’est pas vacciné, il a fallu rentrer en urgence à Denpasar. Direction l’hôpital, après même pas 24h de rêve. Fin brutale d’un séjour parfait…

Pour ceux qui souhaiteraient s’y rendre : on s’était renseignés sur Internet concernant les prix pour un aller-retour Bali/Îles Gili et le prix moyen tournait autour des 1.200.000 roupies par personne (env. $120). Peut être grâce à nos talents de négociateurs ou par chance on les a eu pour 600.000 roupies ($60). Ci-dessous les coordonnées du tour-opérateur (très sérieux) et du commercial rencontré (très sympa) :

MBA Tour
Juste à côté du McDo de Kuta Beach
Jasson : 087862833874

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Quelques semaines se sont écoulées (bien trop rapidement) depuis notre arrivée à l’orphelinat et on s’est accommodés a ce quotidien qui nous plait :

La matinée, les enfants ont école, c’est donc temps libre et on en profite pour se relaxer ou visiter les alentours de Denpasar.
De 14h à 16h on organise les activités (sportives, ludiques, manuelles, …) pour les enfants. On se défoule, on rigole, c’est un peu la récré !
De 16h à 17h c’est le très attendu (comprendre l’ironie) « reading time » durant lequel tous les enfants, accompagnés des volontaires, doivent lire un bouquin. Aussi, c’est souvent à ce moment-là que les plus grands font leurs devoirs.
De 17h à 18h c’est « shower time ». Là, ça devient sportif. Il faut courir vite pour les attraper et mieux vaut avoir des bonbons pour les faire chanter.
A 18h tout le monde dine (toujours les mêmes bons petits plats épicés).
Puis ensuite c’est un peu chacun fait ce qu’il veut.
L’emploi du temps parait chargé, mais apparemment pas assez pour nous ! Ca faisait plusieurs jours qu’on avait en tête d’emmener quelques enfants à la plage de Kuta Beach pour passer du bon temps. On a donc sélectionné 5 bonhommes (Messak, Guntur, Yoel, Steve et Jojo) pour aller se baigner dans la mer, puis direction la salle de jeux d’un Centre Commercial pour finir avec le rêve ultime de tous les enfants Balinais : le diner au Mc Do ! C’est amusant d’observer leurs comportements face à la civilisation : le sèche-main devient une attraction et tout le monde veut y mettre sa tête, l’ascenseur, qu’ils prenaient pour la première fois, était comparable à Space Mountain, et entrer dans un magasin n’a d’intérêt que pour profiter de la climatisation. Sans parler du Mc Do, premier plat sans riz de leur vie…

Sinon on a eu droit à une superbe représentation de danse Balinaise par les filles de l’orphelinat (avec costumes et maquillage sivouplait) ! Alors les costumes sont jolis, mais le style de danse est étrangement pudique. Le corps bouge à peine. En revanche, les yeux, les doigts, la bouche et les pieds font vraiment partie intégrante des mouvements.

Cet orphelinat est attachant. Et ses habitants encore plus. Notre séjour touche bientôt à sa fin et plus on s’en rapproche, plus on se rend compte à quel point ils vont nous manquer. En vivant avec eux, on a pu créer une relation forte. Certains se confient beaucoup et d’autres sont à mourir de rire. Mais surtout ils vous rappellent comment se contenter de peu. On apprend aussi à relativiser sur notre sort et réaliser la chance qu’on a. Cette expérience humaine restera un long moment dans nos mémoires.

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Après nos journées chargées et épuisantes auprès des enfants, on avait envie de farniente. Et on a trouvé l’endroit idéal – merci Marina – pour chiller sur une plage paradisiaque ! Cette journée à Balangan Beach a certainement été la plus réussie depuis notre arrivée à Bali.

C’est un endroit très isolé et difficile d’accès, et c’est peut être pour ça qu’on y a croisé peu de touristes. Ce qui nous a frappé, c’est cette grosse falaise qui domine la plage et sur laquelle on peut monter pour admirer le coucher de soleil.

On a pris un transat’ pour pas cher et on s’est allongés les pieds dans l’eau et la tête dans les déchets (j’exagère à peine). Sérieusement, Bali n’a pas réputation à être propre, mais on ne s’attendait pas à trouver des ordures jusque dans la mer. Et sur Balangan Beach, ils ont été sympas, les locaux les ont poussés un peu partout sur le fond de la plage. On a donc évité de trop tourner la tête. Ce qu’on a vraiment aimé par contre ce sont les petites bicoques en bois qui surplombent la mer. On a mangé à petit prix dans l’une d’entre elles : le Maria ‘s Café, un vrai bonheur. On ne voulait plus en partir ! La plage est très prisée par les surfeurs, et c’est vrai que les vagues sont impressionnantes. Pour se baigner dans une eau plus calme, on a passé un moment dans la piscine d’un hôtel avoisinant : La Joya. On a terminé la journée avec un authentique coucher de soleil Balinais.

Pour ce qui est de Seminyak Beach, cet endroit est réputé pour sa cliente aisée et ses nombreux hôtels de luxe qui longent le bord de mer. La baignade était interdite et on a marché toute la matinée à la recherche d’un endroit ou manger sans que le prix soit exorbitant. Seul point positif, on a pu observer une cérémonie religieuse : Melasti. Quelques jours avant le Nyepi ou nouvel an Balinais qui tombe le 31 mars, hommes, femmes et enfants font une procession vers la mer pour se purifier. Le Nyepi, quant à lui, est une soirée très spéciale puisque tout le monde doit rester chez soi, même les touristes. Ainsi il faut que l’île paraisse totalement inhabitée dans l’espoir que les mauvais esprits l’abandonnent pour des destinations plus hospitalières.

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Inutile de préciser qu’il était inconcevable de quitter le territoire sans avoir visité au moins une « Monkey Forest ». Apparemment la plus touristique est celle d’Ubud. Mais des locaux nous ont mis en garde sur leur agressivité et leurs tendances kleptomanes. Ils nous ont plutôt conseillé la forêt de singes de Sangeh. On a préféré leur faire confiance. Et on ne l’a pas regretté.

La Sangeh Monkey Forest abrite un temple, le Bukit-Sari, construit au XVIIème siècle. La forêt est peuplée par près de 300 singes qui sont répartis en 3 clans. Bien évidemment, ils mènent une lutte incessante pour s’approprier la zone accessible aux touristes, autrement dit là où se trouve la nourriture.

Dès que tu entres dans la forêt, et bien que tu n’aies rien demandé à personne, un guide Balinais t’interpelle pour te dire qu’il va te protéger des méchants singes et qu’il a de la nourriture pour eux (bon et accessoirement te prendre en photo pour te la vendre après…). Soit. Nous entrons dans la forêt avec notre nouvel ami Balinais. Il est connu des singes et donc en quelques secondes, on se retrouve encerclés. Il sort alors ses cacahuètes et là on commence à rigoler. Les singes nous montent dessus, viennent nous manger dans la main, grimpent sur notre tête, s’assoient sur notre épaule. C’est vraiment une drôle de sensation ! Et mine de rien, ça pèse lourd ces petites bêtes (jusqu’à 10kg). Par contre qu’est-ce que ça sent mauvais…

Puis, après avoir remercié notre guide improvisé, nous avons décidé de nous y ré-aventurer, mais seuls cette fois. Et bien finalement, il nous a vite manqué !!! Les singes sont d’un coup plus agressifs et commencent à montrer les crocs quand on les approche de trop près. On arrive tout de même à prendre quelques beaux clichés (de loin). C’est amusant d’observer comment ils vivent et s’organisent : le respect des plus anciens, la protection des plus petits, les plongeons dans l’eau, les attaques entre clans, leur façon de se nourrir… Il y en a même un qui s’est pris pour The Mask ! On ne regrette pas d’y être allés !

Pour finir la journée, on a rejoint Kuta, la ville des clubbeurs, pour un sympathique coucher de soleil sur la plage. Encore une belle journée de tourisme à Bali !

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S’occuper de tous ces enfants nous prend un temps fou et, en semaine, on n’a pas une minute à nous pour visiter Bali, ses temples, ses plages et ses rizières. Heureusement pour nous, le weekend est libre ! 4 weekends pour visiter Bali c’est peu, certes, mais c’est toujours bon à prendre. Alors j’avoue, le premier samedi c’était journée shopping dans les souks pour que Blandine ait quelque chose à se mettre le temps de retrouver sa valise. Mais dimanche, c’était journée tourisme !

Et qui dit Bali, dit temples. Tanah Lot est un des plus réputés, voire le plus célèbre de l’île. Ce temple, datant du XVIème siècle, est niché sur une petite falaise enfoncée dans la mer. Le sanctuaire, placé sur une île rocheuse, est quant à lui voué à la déesse de la mer. C’est franchement beau, mais aussi franchement blindé de touristes. A tel point qu’on en a du mal à se frayer un chemin… Ah, et un phénomène très étrange s’est produit : tous les Balinais voulaient prendre une photo avec nous. J’ai bien cru à une tactique de pickpockets mais que nenni… On a essayé de demander mais à l’heure actuelle on ne sait toujours pas pourquoi… Surement nos têtes de « bule » (prononcer « boulet ») qui signifie un « étranger blanc » en indonésien.

On s’est ensuite plus enfoncés dans les terres pour aller à la découverte des rizières. Sur le chemin, on a fait un arrêt à Pura Luhur Batukau Temple. Ce temple est situé sur les hauteurs et offre un beau panorama sur le Mont Batukau. Le temps n’était pas de notre côté et le temple n’a rien d’incroyable. Mais peu importe, la sérénité et le calme du lieu nous a plu et on a quand même passé un bon moment. On était quasiment les seuls visiteurs. Puis on est allés visiter les rizières en terrasse de Jatiluwih. Une route les traverse et on se retrouve vite au cœur de la rizière. Quel bonheur de pouvoir déjeuner au milieu de ce magnifique paysage. Tout ça pour quelques roupies…

Un coup de téléphone nous a coupé dans notre « journée découverte ». C’est le service bagagerie ! On a retrouvé la valise !!! Hourra.

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Amis Français,

Non, notre avion ne s’est pas crashé. Non, nous ne nous sommes pas fait kidnapper. Non, la nourriture Balinaise ne nous a pas (encore) envoyés à l’hôpital. C’est juste que le temps nous manque terriblement en ce moment et qu’il est dur (voire impossible) de donner régulièrement des nouvelles… Cela fait maintenant 2 semaines que nous avons quitté la Nouvelle-Zélande pour une nouvelle terre : Bali ! Franchement, ce road trip en Nouvelle-Zélande aura été une expérience inoubliable. Le pays est magnifique, sauvage et très diversifié.

C’est donc sur l’île de Bali que notre voyage se poursuit. Le trajet s’est bien passé et dès qu’on pose le pied sur terre, la chaleur est étouffante. Il me semble qu’ici nous sommes en été et le climat est rude. On compte dans les 35°C (désolé) et il fait très humide ! En revanche le temps est mitigé. C’est soit pluie battante, soit grand soleil, soit les 2 dans la même journée…

Bref. Arrivée à l’aéroport : la valise de Blandine est portée disparue. Le cauchemar ! Et je ne sais pas si vous connaissez la réputation des Balinais, mais ce ne sont ni les plus dégourdis, ni les plus efficaces. Je ne vous raconte pas la lutte pour faire avancer les choses. Entre les coups de téléphones passés, notre anglais plus que mitigé, et le terrible accent Balinais… Bonne chance pour retrouver ton bien ! Finalement, à force de lutte et d’acharnement (et un peu de chance aussi), la valise a fini par arriver, 5 jours plus tard. Inutile de vous raconter notre romantique Saint-Valentin passée sous la pluie, à l’aéroport, à essayer de faire bouger le petit-doigt du service bagagerie…

Pourquoi Bali me direz-vous ? Et bien certains d’entre vous ne le savent peut-être pas encore mais nous sommes partis pour 1 mois d’humanitaire. Et oui, dans ce long périple, nous avions besoin d’une trêve, mais surtout envie de découvrir un pays autrement qu’en le parcourant. Je crois aussi qu’on avait tous les deux besoin de vivre une aventure humaine tout en se rendant utiles.

Nous avons choisis de rejoindre l’orphelinat « Jodie O’Shea » situé à Denpasar, capitale de Bali. Ce beau projet a été mené par un couple Anglo-Balinais qui ont voulu offrir un toit et une éducation à ces orphelins. Aujourd’hui, l’orphelinat ne compte pas moins de 70 enfants âgés de 2 à 18 ans. Ils viennent de différents endroits d’Indonésie et non uniquement de Bali. Tous les enfants sont « sponsorisés » par des donateurs qui leur payent leur scolarité. Si vous êtes intéressés, jetez un œil à leur site Web.

Notre chambre est dans l’orphelinat et on vit donc avec les enfants. Notre rôle est multiple : organiser des activités ludiques et sportives, leur faire pratiquer l’anglais (on essaye), les aider dans leurs devoirs, leur rappeler les règles d’hygiènes, les conseiller, devenir des confidents, leur apporter un peu d’amour, et globalement leur partager notre (courte) expérience de la vie. Et pour réaliser ces lourdes tâches, nous sommes toute une équipe de volontaires : Erika (l’Americaine bout-en-train), Jessica (l’Australienne expérimentée), Maureen (l’Hollandaise à la force tranquille), et Christina (l’Américaine autoritaire).

Au début, on a eu du mal à s’habituer au rythme de l’orphelinat (lever à 5h30, diner à 18h, coucher à 22h) et à trouver sa place dans cette petite communauté qui a déjà son fonctionnement et ses règles. On se demande même parfois si notre présence est vraiment utile. Mais les enfants terriblement attachants. Notre présence les intrigue et ils vous accueillent les bras ouverts. On y trouve tous les styles de caractères : du timide au tombeur, du suiveur au leader, du mélancolique au joyeux… et finalement, on s’attache très vite à toutes ces petites personnes.

Les enfants pompent toute notre énergie ! C’est dingue comme on est épuisés à la fin de la journée. Surtout qu’à partir de 5h du matin, les enfants se préparent pour l’école et là, même si tu as avalé une boîte de somnifères, que tu n’as pas dormi la nuit d’avant et que tu as des boules-quies, impossible de dormir. 70 enfants qui crient, c’est plus puissant que tout. Heureusement, tous étudient l’anglais à l’école et, grâce aux mimes et aux dessins, on arrive à peu près à communiquer.

A part ça, ici c’est riz / haricots verts aux piments matin, midi et soir, 7j/7 ! Mieux vaut aimer le riz et avoir l’estomac solide pour survivre. Autant vous dire que chaque Mc Do qu’on peut faire devient une délivrance. Ah et en parlant de Mc Do, pour accompagner votre menu, vous avez le choix entre frites ou riz ! Ils sont fous ces Balinais !

Merci à Erika pour ses photos ! Son blog ici.

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On a trouvé où ils auraient du tourner Walking Dead : Christchurch ! Plus sérieusement, c’est impressionnant ! Le centre ville est désert, les monuments se sont tous écroulés, la ville est un vrai chantier laissé à l’abandon. Quel endroit chaotique… Christchurch a été victime d’une répétition de séismes qui ont détruit une bonne partie de la ville. Le plus catastrophique a été celui du 22 février 2011, 2ème catastrophe naturelle la plus importante que le pays ait connu au cours de son histoire.

On a pu rencontrer et discuter avec des habitants qui se sont arrêtés devant nos regards catastrophés. Ils l’ont vécu en direct et nous ont décrit la scène avec beaucoup d’émotion. Certains y ont perdus des proches. D’autres ont perdu leur boulot. Mais tous restent terriblement attachés à leur « sweet home » qu’ils refusent de quitter. D’ailleurs, l’un d’entre eux nous racontait que 80% de la population est restée sur place après la catastrophe, malgré les dégâts considérables.

Les commerces sont difficiles à trouver. Il faut marcher une bonne demi-heure en dehors du centre-ville pour trouver les premiers restaurants, boutiques, stations-service, etc. Et pour des raison politiques (selon l’un des habitants), la reconstruction n’a pas l’air d’être d’actualité. Bref, cet endroit fait assez froid dans le dos. Du coup, on s’est rabattus sur un zoo dans les alentours ! On voulait absolument voir à quoi ressemblait le Kiwi, sorte de poule préhistorique à long bec, qui est aussi l’animal emblématique de la NZ. Mais on ne nous avait pas dit que l’animal ne vivait que la nuit… Du coup on l’a raté ! Finalement peut-être que c’est mieux comme ça car sur les photos, il est assez vilain.

Plus joviale, la ville d’Akaroa ne se trouve qu’à une heure et demi de route de Christchurch. Deux énormes éruptions volcaniques sont à l’origine de la péninsule. Ici, on cultive la French Touch : drapeaux français au vent, noms de rues en français, commerces français, tout est là pour nous rappeler notre beau pays (qui nous manque un peu, oui oui). Le port est très agréable et on a l’impression que la ville vit au ralenti. La péninsule est vraiment splendide vue de haut. Jusqu’au dernier jour la Nouvelle-Zélande nous aura offert des paysages magnifiques…

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Chill out à Tekapo
19 février2014

Dur de passer à côté de Tekapo sans s’y arrêter. Cette ville rassemble tous les paysages de Nouvelle-Zélande : montagnes enneigées, verdure et lac. Sauf que ce dernier est connu pour sa couleur particulièrement turquoise. Et c’est vrai que quand on arrive, mieux vaut avoir ses lunettes de soleil ! Le bonheur ultime serait de passer une journée en bateau sur ces eaux. Mais faute de permis bateau en poche, on a opté pour le « chill out » piscine.

Les « hot pools » donnent directement sur le lac et les montagnes. Et comme leur nom l’indique, elles sont chauffées (38°C). Après un road trip au rythme effréné de plus de 3 semaines, quel plaisir de pouvoir enfin se détendre toute une journée en profitant de la vue. Avec, bien sûr, 0 nuage à l’horizon.

Mais Tekapo c’est aussi et surtout la petite église touristique qu’il faut absolument prendre en photo (en essayant d’éviter la horde de chinois qui gravite autour). Et si vous suivez les chinois, vous tomberez nez à nez devant la statue d’un chien qui pose fièrement. Aucun intérêt particulier mais apparemment c’est une attraction touristique donc…

Nous ne sommes plus très loin de Christchurch, notre point de chute, et nous sommes en avance sur notre planning. Alors nous décidons de remonter encore plus au nord pour visiter la petite ville balnéaire de Kaikoura. L’endroit est surtout connu pour sa faune diversifiée et notamment ses animaux vedettes : les dauphins, les baleines, les phoques et les albatros. Sauf que nager avec des dauphins sous la pluie, non merci. Peu importe, ces activités attendront notre arrivée en Australie.

Et puis on n’a pas perdu notre temps. Kaikoura reste agréable à visiter, avec sa plage de sable noir, et offre quelques beaux points de vue. Mais pour profiter de nos derniers jours, on préfère fuir le mauvais temps et partir à la recherche du soleil. Ca tombe bien Christchurch annonce une météo plus clémente. Pourvu que ça dure !

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South of South Island
8 février2014

Amis Français,

Il y a plusieurs semaines, nous atteignions la pointe Nord de la Nouvelle-Zélande (Cape Reinga). Notre séjour touche presqu’à sa fin et c’est vers le point le plus au Sud que nous nous dirigeons. On ne pouvait pas quitter ce pays sans avoir fait un « saut » à Slope Point. Quelle satisfaction d’avoir parcouru d’un bout à l’autre ce beau pays ! On a vraiment l’impression de n’avoir rien raté… jusqu’à maintenant. Car oui, le séjour n’est pas encore fini et d’autres belles choses nous attendent.

Sur la route qui longe le littoral, on serpente à travers les Catlins, une région de terre très cultivée qui nous a rappelé les paysages du Sud de la France. En chemin, nous marquons une pause à Nugget Point jusqu’à son célèbre phare.

On nous avait conseillés d’aller à Dunedin, une ville à l’architecture victorienne. On n’y a pas trouvé grand chose à part une belle et vieille Eglise qui fait leur fierté. Mais ça ne nous a pas retenu bien longtemps… Les bâtiments anciens, on en a déjà un bon paquet en Europe !

On a préféré filer vers une destination considérée comme « l’une des 100 plus belles choses à voir » : Moeraki Boulders ! Ce sont de gros rochers sphériques éparpillés sur une immense plage. On dirait des boulets de canon, sauf que certains mesurent plus de 2 mètres et pèsent 7 tonnes ! Une légende raconte qu’il y a plus d’un millier d’années, un canoë de navigateurs Maoris s’est échoué sur la côte pendant une tempête. Les survivants se seraient alors changés en pierres. D’autres disent que ce sont des œufs de dinosaures… Bref, à ce jour, personne ne sait expliquer comment ces énormes galets sont arrivés là.

En voyant les rochers de loin, on a été un peu déçus par leur taille et leur nombre. Mais en s’approchant on a été bluffés par leur forme imposante et parfaitement ronde. Beaucoup de touristes aux alentours, mais l’endroit vaut sa notoriété. Allé, encore quelques endroits à découvrir ! Et le suivant est la ville de Tekapo, célèbre pour son lac turquoise.

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C’est dans la région la plus reculée et préservée de la Nouvelle-Zélande que nous nous aventurons… Le Fiordland National Park ! Si vous regardez sur une carte, ce parc national est extrêmement vaste et couvre une bonne partie de l’île du Sud. Avant même d’y avoir mis les pieds, Fiordland attire la curiosité par sa forme : une sorte de bout de terre craquelé, montagneux et parsemé de lacs.

Les fjords sont quasi inaccessibles par la route. Seul le Milford Sound, fjord le plus connu mais aussi le plus touristique, est accessible en voiture. Nous nous y sommes rendus. Et c’est vrai que plus on s’enfonce dans le parc national, plus on se sent coupés du monde. Et le paysage change aussi très vite. On se retrouve en quelques minutes entourés de gigantesques montagnes de végétation. Un point de vue a attiré notre curiosité : Mirror Lakes, qui porte bien son nom. On vous avait dit que les Néo-Zélandais étaient écolos… Jetez un œil à la photo du chemin qui contourne l’arbre.

Milford Sound, très touristique, nous a un peu déçus. L’endroit est vraiment très beau, mais pas assez vierge. Un petit village s’y est installé et les maisons de tôle gâchent le beau paysage. Nous y passons une journée, nous enfonçons dans quelques « tracks » pour de belles photos et quittons l’endroit plus vite que nous le pensions.

Direction Doubtful Sound ! Un autre fjord. Sauf que celui-là n’est pas accessible du tout du tout par la route et est beaucoup moins touristique. Seul moyen de le visiter : par voir maritime. Les prix de la croisière sont un peu élevés (compter 3 fois plus que pour le Milford) mais nous ne voulons pas passer à côté de quelque chose alors nous nous lançons.

Réveil aux aurores pour le check-in. Il fait froid mais le temps se dégage rapidement. Une journée parfaite pour découvrir Doubtful. Les paysages sont incroyables. Tout est paradisiaque : des monts verts à perte de vue qui plongent dans le bleu du lac, des cascades d’eau qui chutent de plus de 100m de hauteur, des dauphins qui nagent à côté du bateau, le calme et la sérénité de l’endroit… On savoure tous les moments et on profite au maximum de ce lieu si bien préservé.

Fiordland et plus particulièrement Doubtful Sound restera surement le plus beau souvenir que nous garderons de la Nouvelle-Zélande. Nous ne sommes plus très loin de la pointe du Sud. Let’s go !

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Notre séjour à Wanaka (sur le chemin de Queenstown) n’a pas été une réussite. A peine quelques heures que l’on est arrivés et nous connaissons notre première grosse galère. On vous avait déjà dit que trouver un endroit pour dormir n’était pas une mince affaire. Ce soir-là, on a tenté de dormir au bord du lac, probablement trop près d’ailleurs. On a fini enlisés dans le sable à minuit, essayant désespérément de dégager les roues avec nos petites mains. On s’en est finalement sortis grâce aux dépanneurs éméchés du coin, qui nous ont laissé quelques rayures souvenirs sur le van en mémoire de cette soirée surréaliste !

On a préféré fuir rapidement la ville pour Queenstown, réputée pour ses activités à sensations fortes. On a d’ailleurs vu un saut à l’élastique… vraiment impressionnant ! Alex a longtemps hésité à faire le grand saut (en parachute) mais il vient tout juste de redescendre du Franz Joseph Glacier et a préféré temporiser. Et finalement, on a l’a eu notre sensation forte : LA LUUUGE ! On est montés en télécabine vers les hauteurs de Queenstown, on a enfilé nos casques de sécurité, on a pris un télésiège, on a chevauché nos luges et on a slidé sur la piste ! Une activité parfaite pour admirer la vue dans les tournants serrés.

Alors, c’est vrai que les paysages de l’île du Sud sont magnifiques, bien plus beaux que dans le nord mais cette beauté a un prix. On en paye de notre sang. Les « sandflies » (des moucherons qui piquent) nous persécutent constamment. Ca démange, c’est insupportable au quotidien et l’ile du sud en est infesté ! Espérons qu’ils soient moins affamés dans notre prochaine destination : le Fiordland National Park.

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Aaaah ! On y est !!! Les glaciers de Nouvelle-Zélande. Avec tout le bien qu’on en dit… On a enfin pu nous faire notre propre opinion. Je vous avoue que c’est un peu LA partie du voyage que j’attendais (Alex) avec impatience. Et j’avais d’ailleurs mis un peu de côté pour pouvoir en profiter au maximum. Et bien c’est parti pour le debrief.

Ici, il y a 2 glaciers très réputés pour leur taille : celui de Franz Josef et celui de Fox. Rapidement : Franz Josef est le plus touristique, et aussi le plus grand. Fox est plus petit et plus accessible. Je voulais absolument faire une marche dans un de ces glaciers. Et, au vue des photos, Franz Josef m’a beaucoup plus attiré (plus de tunnels de glaces, de caves, etc.).

La rando est un peu chère ($325), mais franchement, elle est rentabilisée. Le glacier est trop difficile d’accès à pieds. Du coup on y va en hélico. C’était une grande première pour moi et c’est franchement dingue. Survoler ce glacier, c’est incroyable. Puis on enfile les crampons et on entame la marche. Et là la magie commence : se balader au milieu de grandes falaises de glace bleutées, entrer dans des caves glacées, boire de l’eau pure, se sentir tout petit devant cette immensité, passer à côté de crevasses sans fond… C’est à couper le souffle. J’ai l’impression d’avoir vécu quelque chose d’unique.

Mais la région réserve d’autres bonnes surprises. Et là c’est encore un panorama qui nous attendait : le lac Matheson ou « Matheson Lake » pour les bilingues. Idéalement placé, il reflète les montagnes de Fox Glacier. L’instant est assez magique. Aucun mouvement dans l’eau qui agit du coup comme un miroir. On croirait voir les fonds d’écran Windows, mais en vrai. On a trouvé ça tellement beau qu’on a décidé de revenir le lendemain matin pour le lever du soleil. Et croyez-nous qu’il en fallait de la motivation pour se lever dans le froid et la nuit noire…

On a franchement passé une journée magnifique. Ce condensé de belles choses en si peu de temps… On se rend vraiment compte de la chance qu’on a et on ne regrette pas de s’être lancé dans cette aventure. On quitte finalement les glaciers pour rejoindre Queenstown, la ville des sports extrêmes.

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Pancake Rocks
4 février2014

Amis Français,

Notre grand périple nous a amené dans les contrées les plus reculées de la Nouvelle-Zélande et, faute de temps et de réseau, nous n’avons pas pu tenir le blog à jour. Mais nous en sommes sortis vivants et pouvons enfin reprendre le fil de nos aventures. L’île du Nord nous a réservé de belles surprises, mais rien a côté de l’île du Sud qui est une pure merveille. Les paysages sont plus verts, plus montagneux et les sommets enneigés. Prendre la route devient tellement agréable qu’on ne voit plus les heures passer.

Prochain point d’arrêt : Westport et sa surprenante plage de bois flottants. L’endroit a l’air désolé au premier abord. Mais quand on y regarde de plus près, tout devient magnifique. Les tons de couleurs n’ont rien à voir avec ceux qu’on pourrait trouver sur une autre plage et on se laisse assez vite séduire par le lieu. Un petit déjeuner et hop, on reprend la route.

Avant d’arriver à Pancake Rocks, on a fait un détour express par Tauranga Bay, côte bordée de rochers. Une colonie de phoques s’y est installée. Et bin ils avaient l’air sacrément posés ! On a pu en apercevoir un bon paquet, même s’ils étaient un peu loin.

Arrivée à Pancake Rocks. Son nom le décrit plutôt bien. Il s’agit d’étranges rochers qui, par le processus d’érosion, ressemblent maintenant à des crêpes géantes empilées. Oui oui oui ! Et c’est vrai que la ressemblance est assez frappante. Le panorama est sympa mais pas foufou non plus. En plus, le guide explique qu’à marée haute, les vagues s’engouffrent si fort sur les rochers qu’elles en ressortent comme des geysers. On a dû se tromper dans les horaires…

Prochaine étape : les glaciers Franz Josef et Fox !!! On les a longtemps attendu alors on espère ne pas être déçus. Affaire à suivre…

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Kayak à Abel Tasman
26 janvier2014

Amis Français,

Bien qu’onéreuses, les 3h de traversée se sont bien passées. Nous avons posé le pied sur la pointe Nord de l’île du Sud : Picton. Le van nous a suivi dans la soute. Il ne fait pas forcément plus froid que dans le Nord et dès le débarquement, on sent que l’île réserve de bonnes surprises. Et il n’a pas fallu longtemps pour en découvrir une. Première pause déjeuner devant un panorama à couper le souffle. Ce paysage est d’ailleurs très représentatif de la Nouvelle-Zélande : vierge et sauvage.

Pour commencer la découverte de l’île du Sud, rien de mieux qu’une excursion en kayak à Abel Tasman pour explorer les plages inaccessibles. Ca commence par un levé très tôt pour profiter d’une journée qui s’annonce ensoleillée ! Pour être les premiers arrivés et premiers servis, on a même passé la nuit sur le parking de location…

Après plus d’une heure (qui nous a paru interminable) d’explications, on passe enfin a la pratique. Blandine aux pédales de direction et Alex en capitaine, et on pagaye ! Cap sur deux petits ilots désertiques qui abritent des pingouins (on n’en a pas vu un seul), puis déjeuner sur une crique de sable blanc avant de reprendre les rames et de faire bronzette sur une autre belle plage. Alex a bien tenté d’explorer les fonds marins mais ça a été plutôt pêche de gros coquillages : les souvenirs clichés de vacances !

Evidemment, ni l’un ni l’autre n’avions pris de montre. Gros coup de panique quand on a réalisé qu’on était en retard et qu’il fallait faire tout le chemin inverse en quelques minutes pour rendre le kayak à temps ! On a ramé plus vite que jamais, on s’est égratignés les coudes et encloqués les mains mais on a réussi ! Malgré ce petit contre temps, on a passé un moment magique. Pouvoir rejoindre des endroits inaccessibles par voie terrestre donne un sentiment de privilège. Et se retrouver seuls au monde dans des endroits si beaux est un vrai luxe.

Cette journée a été plus que sportive. On sent déjà l’arrivée des courbatures… Demain sera plus calme : découverte de Pancakes Rock, d’étranges rochers creusés par la mer, qui offrent, paraît-il, une vue imprenable sur la côte.

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Wellington
26 janvier2014

On se souviendra longtemps de cette arrivée dans la capitale… A peine une heure qu’on a posé le pied à Wellington et le sol se met à trembler ! Les murs de l’office du tourisme dans laquelle nous étions (pour trouver du wifi) se sont mis à bouger, les livres tombaient, des touristes couraient en s’affolant devant des néo-zélandais imperturbables ! Notre premier séisme : magnitude 6,3. Aucun dégât à priori mais une bonne frayeur pour nous. Et les coups de stress allaient s’enchaîner ce jour-là !

Bientôt 10 jours que nous n’avons pas eu le luxe d’utiliser une machine à laver. On atterrit dans un camping Maori pas cher. On fait une machine, le plein d’eau et de batterie et prenons enfin une douche chaude illimitée (la dernière nous a couté $2 pour 4 min). Ce moment au camping aurait pu mieux se passer si Alex n’avait pas vu sa dernière heure arriver quand le chien de garde l’a attaqué, les crocs à l’air, pour finalement s’arrêter net à ses pieds. Le pire a été évité.

Wellington nous a moins plu qu’Auckland. La ville est moins intéressante et il y a peu de choses à faire. On aura quand même aimé notre promenade en amoureux dans les roseraies du Wellington Botanic Gardens et prendre une bière dans le Mighty Mighty Bar à la déco complètement atypique. Quant à la Cuba Street, elle est à limage de la ville : détendue et animée.

Wellington n’est pas une ville que nous sommes tristes de quitter. Surtout que, actuellement sur le ferry, nous ne pensons qu’à une chose : parcourir l’île du Sud !

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Le Mordor
26 janvier2014

Quand on arrive à Tongariro National Park, aussi connu pour être le « Mordor » du Seigneur des Anneaux, c’est un peu la surprise. Le paysage est lunaire et très différent de tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Pas moins de 3 volcans en activité sur cette seule zone. Celui visible sur les photos (2300m) est aussi celui qui incarne la Montagne du Destin dans le film. La terre est sèche et les falaises sont impressionnantes. On fait les fiers à poser sur le rocher mais croyez-nous, on n’était pas du tout sereins au bord du ravin. Le site est accessible en voiture et est gratuit d’accès. La vue vaut vraiment son coût d’essence. Après vous avez le choix : faire une montée de plus de 2h sur un chemin montagneux (gratuit) ou faire 20min de téléphérique. Mais ça a un prix : $30/pers. Nous l’avons fait en espérant avoir un panorama incroyable. Raté ! Ca ne vaut vraiment pas le coup. La vue n’est pas meilleure que celle d’en bas. En bonus, vous trouverez une photo prise sur le chemin du retour de la fierté des Néo-Zélandais : leurs moutons (qui finissent au Mc Do). Dernière destination de l’île du Nord et capitale du pays : Wellington. C’est à partir de là que nous prendrons le ferry pour rejoindre l’île du Sud.

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Bon ok, le jeu de mot n’est pas terrible… mais soyons cash : les odeurs qui émanent de ce lieu sont de loin les plus ignobles qu’on n’ait jamais senties ! Rotorua est une ville placée sur une des zones géothermiques les plus actives de Nouvelle-Zélande, célèbre pour ses geysers, ses sources chaudes et bassins de boue. Du coup, l’air y est saturé en souffre. Et autant vous dire que c’est très difficilement supportable. Aucune issue possible. Il faut juste prendre sur soi. Et Blandine n’a apparemment pas cette vertu… En se baladant en ville, proche des sources en question, elle en a eu des nausées et était à 2 doigts de vomir. Je crois n’avoir jamais autant ris depuis le début du voyage !

Mais revenons à nos moutons… Non loin de cette ville se trouvent les sources géothermales de Wai-O-Tapu. On y trouve notamment des cratères, des piscines d’eau de boue et des fumerolles. Ce qui s’est passé à l’origine, c’est que des volcans sont entrés en éruption dans cette région il y a plus de 150 000 ans. Et depuis 15 000 ans, les premiers signes d’activité hydrothermale sont apparus.

Alors franchement, l’entrée n’est pas excessive ($32,50/pers) et le spectacle est assez incroyable. Enfin c’est mon avis (Alex). Blandine a été moins convaincue… Les couleurs sont magnifiques (selon les composants chimiques on trouve une variété de couleurs assez dingue) et voir cette terre en fusion m’a assez impressionné. Par contre, et ça on est d’accord, il ne faut absolument pas être sensible de son petit nez. Car encore un fois les odeurs sont nauséabondes…

Finalement, face au désarroi de Blandine, nous avons décidé de passer la soirée à Taupo, ville dynamique bourrée de backpackers. Puis direction Tongariro National Park.

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Sur la trace des Hobbits
21 janvier2014

Cap vers Hobbiton, la contrée des Hobbits !

La journée commence de bonne heure avec la visite du célèbre village « Hobbiton » à Matamata. L’office du tourisme annonce déjà la couleur avec son architecture en hommage au film. Le prix de la visite est un peu cher ($75 /pers) et la file de touristes devant l’entrée nous a un peu refroidis, mais on s’est quand même laissés tenter. Et on n’a pas regretté ! L’endroit est féerique : des maisons miniatures incrustées dans les vallées, fidèles au film. Les explications de la guide n’ont pas été faciles à décrypter mais on a quand même réussi à comprendre quelques anecdotes du tournage. Par exemple, pour recréer les effets de moisissures sur les portails des maisons, ils ont utilisé du yaourt et laissé reposer quelques temps pour obtenir des champignons. On a aussi été étonné d’apprendre que l’arbre qui surplombe le village était en fait un « fake ». Chacune de ses feuilles a été peinte à la main par les étudiants en art de la ville.

Puis direction les grottes souterraines de Waitomo pour admirer les vers luisants (Glow Worms) à bord d’un petit bateau. Pas un bruit aux alentours, juste le son des gouttes tombant des stalactites et la lumière des milliers de vers luisants. Nous sommes tous restés admiratifs devant le spectacle. Par contre, impossible de prendre des photos. On vous laisse donc imaginer la scène avec une image Google (c’est beaucoup moins poétique mais bon…).

Et pour finir la journée en beauté, nous avons fait une petite marche conseillée dans notre guide pour voir une chute d’eau de plus de 30m (Marokopa Falls). Pas facile de faire marche arrière ! On en a pris plein les yeux. Cette journée est probablement la meilleure qu’on ait passée depuis notre arrivée.

Alex reprend maintenant le volant, nous avons prévu de voir les incontournables sources chaudes et les geysers de Rotorua qui vont nous réserver bien des surprises…

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Coromandel
20 janvier2014

Amis Français,

Naïfs étions nous de croire que nous arriverions à Coromandel (7h30 de route) en une seule journée… Ce qui est bien, quand on passe 70% de son temps sur la route, c’est de découvrir des endroits improbables, non planifiés sur notre feuille de route et qui pourtant valent le détour. Par exemple, Sandy Bay. Encore un panorama sorti de nul part aux couleurs vives qui mêle végétation, mer et volcans en arrière plan. Ou encore Cook Beach, un beau point de vue en hauteur qui a égaillé notre petit-déjeuner.

Sur le chemin, on a recroisé la ville où tout a commencé : Auckland. C’est un sentiment étrange que d’avoir conduit autant pour finalement retourner à la case départ. Mais peu importe, cap à l’Est !

En arrivant sur la plage de Coromandel (Cathedral Cove), on comprend vite pourquoi cet endroit a été choisi pour le tournage du « Monde de Narnia ». Des falaises de calcaire abritent la plage du vent. Le sable est fin. L’eau est turquoise. Au loin, on aperçoit des îlots verts qui jaillissent de la mer. Même le temps semble être de notre côté. Nous avons d’autres choses prévues ce jour-là mais impossible de quitter ce lieu trop rapidement. Nous décidons d’en profiter quelques heures. Le reste attendra.

Et quelle bonne intuition !!! Car la suite est surement la plus grande déception que nous avons eue depuis le début du voyage. Pourtant Hot Water Beach, c’est un peu l’endroit que tous les guides recommandent. En gros, il s’agit d’une plage proche d’une zone volcanique sous laquelle se trouvent des eaux chaudes. Le but du jeu, c’est de creuser un trou (le plus profond possible) pour profiter d’un « jacuzzi » naturel. Et bin franchement… Déjà, l’endroit est blindé de touristes. Ensuite, l’eau n’est pas chaude. Par contre il y a bel et bien du souffre, ce qui donne à l’eau une drôle de couleur… et une odeur assez répugnante.

Mais peu importe. Nous gardons en tête les images de Cathedral Cove et reprenons la route : Direction Hobbiton, la contrée des Hobbits.

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Cape Reinga
18 janvier2014

Notre quête vers le North of North touche à sa fin ! Notre première grande étape est atteinte. Et l’accès à la pointe la plus au nord de la nouvelle Zélande n’a pas été une mince affaire… C’est sur qu’on a traversé des paysages magnifiques, mais c’est sans compter nos galères en tant jeunes nomades. Et la première angoisse d’un « backpacker », c’est de savoir où il va bien pouvoir dormir.

Alors il y a toujours les campings. Mais quand on tombe sur un des camping les moins chers du marché ($6 la nuit), on déchante rapidement : toilettes sèches (ne jamais oser porter son regard à l’intérieur), cafards (ce sont nos nouveaux colocataires), puces des sables, douches glacées, etc. Bye bye les campings. Désormais, nos nuits se passeront sur des aires de repos, des réserves naturelles, des parkings…

Mais revenons au cœur du sujet : Cape Reinga. C’est beau. Clairement beau. Les longues heures de route en valaient la peine. Un petit chemin nous amène directement à la pointe sur laquelle se trouve un phare, et puis c’est tout. Une légende raconte que c’est depuis ce phare que les âmes des Maoris s’envolent.

A part ça, la vue à 360° est incroyable. Un mélange de végétation, de criques, d’eaux turquoises et de falaises. Autre chose : cette pointe marque la rencontre entre l’Océan Pacifique et la mer Tasman. Et effectivement, on peut remarquer que les 2 courants se percutent en pleine mer.

On aimerait rester plus longtemps, mais d’autres horizons nous attendent. Et c’est 7h30 de route que nous devons faire pour atteindre notre prochain point de chute : Coromandel.

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North of North Island
16 janvier2014

Amis Français,

Ca y est ! Le road trip a commencé… Il nous a fallu du temps et des erreurs pour s’habituer à la conduite inversée ! L’essuie glace à la place des clignos, les ronds-points qu’on prend sur la gauche, les nouvelle dimensions du véhicule bref… Seule consolation : c’est une automatique !

On décide d’aller toucher le north of north, la petite pointe la plus au nord de l’île : Cape Reinga. Mais sur le chemin, des endroits magnifiques nous attendent :

Waikarere Range Regional Park : un panorama époustouflant sur une forêt tropicale extrêmement dense et à perte de vue. L’escale valait vraiment le coup. On pourrait rester des heures devant ces nuances de verts.
Piha : ou la plage du film « La Leçon de Piano ». On arrive sur une étendue de sable bordée de chaque côté par deux énormes rochers. On dirait presque un mirage. Le temps n’est pas au rendez-vous, mais là encore, nous ne sommes pas déçus du détour.
Waipoua Forest : on y trouve un des arbres les plus vieux au monde : plus de 2000 ans. Bon ok, c’est vrai qu’il est balaise, mais quand même… de là à en faire une fierté nationale… Un peu sur notre fin, nous reprenons vite la route.
Ninety Miles Beach : sur la côte Ouest de la pointe de l’île du Nord se trouve une plage de 90 miles. Paradis des surfeurs mais aussi très dangereuse pour ses immenses vagues et ses courants. Alex en a surfé certaines… sans planche.
Hokianga Harbour : THE surprise !!! On avait juste envie de déjeuner, on s’est arrêté sur une « area » et là… juste splendide. Ca se passe de commentaires.
Pine Beach : On est arrivé de nuit dans un camping, il faisait noir et on ne voyait rien. Quel bonheur de se réveiller dans son van, ouvrir la fenêtre et voir ce lac devant nous.
Cape Reinga n’est plus très loin… On vous tient au courant !

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Auckland
15 janvier2014

Amis Français,

C’est avec joie qu’on retrouve (enfin) le lien qui nous unit : Internet ! Ça ne fait que 4 jours qu’on a quitté la mère patrie et vous nous manquez tous déjà beaucoup. Mais voyons le bon côté des choses : l’aventure commence et on en prend déjà plein la vue !

Après 24 heures de vol, 1 escale, 4h de retard, 5 repas et 12 films visionnés, on atterrit enfin à Auckland. Bon alors Auckland c’est la ville du futur. La Sky Tower est vertigineuse : 300m de hauteur… Alors quand tu te balades sur une plaque de verre, mieux vaut ne pas être cardiaque. De nuit, l’éclairage la rend encore plus futuriste.

On se rend vite compte aussi qu’ils aiment prendre des risques dans leur architecture. Par exemple, jetez un œil à leurs églises, on dirait les montagnes sur les bouteilles d’Evian…

Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils sont écolos. Les parcs prennent une place immense dans la ville et on dirait que les arbres sont sacrés. C’est l’homme qui s’adapte à la nature et pas le contraire. Jamais ils ne couperont une branche qui gênerait le passage. C’est à vous de vous baisser ou de la contourner. D’ailleurs les arbres sont impressionnants.

Nous avons passés 2 jours à Auckland et trouvons que c’est une durée suffisante. Les gens sont sympas, il y fait vraiment bon vivre mais la ville manque de charme à notre goût. Et puis il y a tellement de choses incroyables à voir en Nouvelle-Zélande… Pas le temps ! Ah au fait… on a récupéré le van… La bête est monstrueuse : 3,2m de hauteur. On n’est pas serein mais on n’a pas le temps d’hésiter. Le temps nous est compté. Let’s go pour le road trip !!!

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